Valery Larbaud GASTON D’ERCOULE – OEUVRES COMPLÈTES DE BANABOOTH

lu fin 1977

Gaston d’Ercoule fait montre de subtilité, d’humour, court, se termine trop vite.

La majeure partie de Barnabooth est consacrée à son Journal. Les Poèmes m’ont laissé froid. Larbaud n’est pas parvenu à me donner le goût de la poésie. Même si on peut juger que sa fantaisie, en général, est assez poétique. Le Journal m’a trop souvent ennuyé, trop descriptif. C’est un exercice périlleux en littérature que de se mettre dans la peau d’un autre (car Barnabooth n’est pas Larbaud: plus de littérature chez l’un, plus d’argent chez l’autre) et en vérité qu’elle en est l’utilité? J’aurais préféré lire le vrai Journal de Larbaud car c’est lui qui m’intéresse, comme homme et comme écrivain. Finalement je ne suis jamais entré dans le personnage qui a déjà l’argent et n’a plus besoin de rien; à 20 ans je n’ai rien et je cherche le moyen d’avoir un peu d’argent, je ne peux me laisser prendre à ses coups d’oeil blasés. Et ça reste flou, sans rien de vie quotidienne, sans rien de franc. Chez Larbaud je préfère Fermina Marquez et Gaston D’Ercoule.

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