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Jean-François Revel COMMENT LES DÉMOCRATIES FINISSENT*

lu en septembre 1983

2 systèmes face à face: communisme et démocratie/capitalisme. Définition de chacun: totalitarisme et libéralisme. Dictature et impérialisme sont inscrits dans la nature du communisme, dans son essence. La démocratie est un système fragile, divers, oscillant, chaotique. Je pense cela depuis 7 ou 8 ans, peut-être davantage. Cette analyse me semble dépasser la simple opinion, plus proche de la réalité, de la vérité. Dans le communisme l’idéologie prime sur l’humain qui doit s’adapter et qui en souffre. le libéralisme est un effort vers la confiance en l’homme, en la liberté. La force du communisme tient à sa rigueur idéologique, à la clarté de son but, de ses raisonnements, à sa logique tellement séduisante pour l’esprit avide de clarté et de stabilité. Le libéralisme patauge entre mille intérêts contradictoires qui l’affaiblissent. Sans compter les rapports de force qui profitent aux forts et visent aux faibles. Le libéralisme, la démocratie engendrent un sentiment de culpabilité, qu’on retrouve dans les guerres et coups d’état, récemment: Vietnam, Chili – alors que l’URSS, la Chine, la Corée du Nord commettent bien pire sans même avoir besoin de se justifier.

Revel démontre nettement que le parallèle URSS/USA est intenable et dangereux pour la liberté. La liberté d’expression, même si on lui connait des limites est la grande différence qui rend inopérante toute comparaison. Examen de la Détente qui favorise l’URSS: elle a installé ses missiles SS20 et veut empêcher les Américains d’installer leurs Pershing. Ainsi de suite. Éloquent et vrai à chaque instant. Permet de décoder toutes les informations dans le monde entier. Bouquin fondamental, solide, riche, essentiel.

Par martin

littéraire, rêveur, humain, curieux, attentif, musique, littérature, promeneur

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