Balzac LES MARANA

lu le 9 décembre 1980

Prise de Tarragone par les Français sous l’Empire. La capitaine Montefiore, Italien exilé en France, aperçoit une sublime jeune fille à une fenêtre. Il demande à y être hébergé et devient vite l’amant de la belle Juana. Elle est la fille d’une célèbre courtisane italienne, La Marana, qui l’a placée dans cette maison pour lui conserver sa pureté et lui éviter une destinée semblable à la sienne. A l’annonce de la prise de la ville la courtisane accourt et surprend sa fille dans les bras du libertin Montefiore qui appelle à l’aide son ami Diard. La Marana tente de tuer Montefiore et conjure Juana de se marier. Diard se propose, elle accepte. Diard et Juana vivent dans le luxe à Paris. Diard est amoureux, Juana ne tient qu’à ses enfants. Pour obtenir l’estime de sa femme il se montre ambitieux. Découragé il joue et dilapide sa fortune, dont le dernier morceau va dans la poche de Montefiore à Bordeaux. Il assassine Montefiore et la gendarmerie l’attrape. Juana lui demande de se tuer. Il refuse, elle lui donne un coup de revolver, le médecin conclut au suicide. Juana ramène ses enfants en Espagne, elle retrouve sa mère mourante: « Mourez en paix ma mère, j’ai souffert pour vous toutes. »

Un bon Balzac, vif, remuant, inventif – et léger en philosophie.

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