Albert Cohen SOLAL

lu en novembre 1980

En Céphalonie, Solal, âgé de 13 ans, aime Adrienne, la femme du consul français qui le chérit. 3 ans plus tard ils s’enfuient en Italie. Ecarté par la famille Solal la rejoint puis la quitte. Il s’éprend d’Aude qui doit se marier à Jacques, le frère d’Adrienne. Il finit par obtenir sa main et l’amitié de son beau-père, premier ministre français qui le nomme ministre à 25 ans. Aude voit son mari distant, il passe chaque nuit dans le sous-sol de sa propriété où il a recueilli les membres de sa famille, petite communauté juive de Céphalonie. Le judaïsme, les soucis, les charmes. Il abandonne sa situation. Aude ne supporte pas la pauvreté, elle retourne auprès de Jacques. Solal se suicide.

Beaucoup de ressemblances avec Belle Du Seigneur, Solal, premier roman, est une ébauche avec les mêmes thèmes: le judaïsme à la fois communauté et isolement, la difficulté à assumer sa position sociale, la difficile conquête de l’amour, la Suisse comme refuge, l’échec final. Cohen ne maitrise pas encore le ton de tendresse qui le rendra unique plus tard. Il s’y exerce mais se bride, pas encore sûr de lui. Lecture intéressante, esquisse du chef d’oeuvre. Comme Proust avec Jean Santeuil

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